© AURELIEN Martini

MARIE Nyirakabego

25 ans – 1050 

MARIE est autonome depuis l’âge de 17 ans. Elle n’avait pas le choix. A cette époque, payer le loyer prime sur toute question d’avenir. Aujourd’hui, MARIE va reprendre une formation d’éducateur spécialisé sur 3 ans, elle cherche du boulot et un nouvel appart. Elle a récemment entrepris un bénévolat pour l’asbl Equinox. Elle accompagne, entre l’école et la chorale, des enfants qui n’ont pas à priori accès à un encadrement musical de qualité. « Je chante avec eux pour leur montrer que le ridicule ne tue pas. »

De quoi avais-tu besoin en démarrant ce coaching ?

De me retrouver pour savoir vraiment ce que je voulais faire, sans me disperser.

Quel était ton état d’esprit au début du coaching ?

Après le premier jour, je me suis demandée dans quoi je m’étais embarquée … J’étais un peu perdue, ce n’était pas ce que je voulais faire. Mais je me suis dit qu’il fallait aller jusque au bout, qu’on ne pouvait pas juger avant ou pendant. Et ce n’est que quand le coaching est fini, qu’on se rend compte que c’était ce dont on avait besoin ...

Qu’est-ce que tu en retiens ?

J’ai changé d’état d’esprit par rapport à l’échec que je ne voyais que négativement.

Ça m’a permis de comprendre que si je veux quelque chose de bien, il faut que je sois patiente. Avant je voulais toujours tout, tout de suite. Mais Nadia nous a dit, par exemple, que quelqu’un qui cherche un job vraiment, qui se donne à fond tous les jours, il faut compter minimum 6 mois pour l’obtenir. Alors que moi, je me disais, si tu te donnes à fond 2 semaines, tu l’as …

La bienveillance aussi, ça m’a beaucoup marqué. Parfois on parle sans réfléchir et on peut faire du mal sans s’en rendre compte.

J’ai aussi appris à accepter mes émotions. Avant, pour moi, quelqu’un qui pleurait ou qui montrait ses émotions, c’était quelqu’un de faible. Et maintenant, au contraire, j’ai compris que c’était traiter le problème directement et pas 3 ou 5 ans plus tard. J’ai encore du mal, je ne vais pas vous mentir, mais ça me revient souvent dans la tête. Il faut pleurer quand il faut pleurer. Moi, je bloquais tout, je ne les acceptais pas. Même les positives, j’avais du mal à les accepter …  

Et j’ai plus confiance en moi.

Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu as plus confiance ?

Le fait qu’on m’ait répété si souvent durant cet accompagnement que j’étais capable. Le fait d’avoir du résultat sur ce que je mets en place aujourd’hui me donne confiance aussi.

Si tu devais résumer COACH2START en quelques mots …

Emouvant, perturbant, enrichissant.

MARIE a participé à la première session COACH2START en novembre 2016.